Combien de demandes d'habitants attendent une réponse ? Je ne sais pas. Quel dossier d'urbanisme arrive à échéance ? Je ne sais pas. Qui a la salle des fêtes samedi ? Je ne sais pas.
Tout cela existe pourtant. C'est écrit. Dans un cahier, dans un tableur, dans la tête de ma secrétaire de mairie. Et la seule façon de le savoir, c'est de passer et de demander.
J'ai mis deux ans à accepter que ce n'était pas normal, et quatre de plus à écrire ce qui manquait.
« Je ne vends pas un logiciel. Je réponds à un problème que j'ai vu de mes yeux, et je le raconte avec les mots de ceux qui le vivent. »
Il voit aussi ceux qui poussent la porte. L'artisan venu déposer une déclaration de travaux, qui explique au passage qu'il fait ses devis le dimanche soir. Le restaurateur qui demande son autorisation de terrasse et ne sait pas quel plat lui rapporte. Le commerçant que personne ne trouve en ligne.
Trois métiers, une même cause : l'information existe, elle n'est jamais là au moment où l'on en a besoin. Un guichet de mairie est le meilleur poste d'observation économique d'un village.
Parapheur, délibération, arrêté, mandatement, astreinte. Je ne les ai pas découverts dans une plaquette : j'en signe. Une démonstration ne commence jamais par vous expliquer votre propre métier.
Celui qui vend est celui qui développe et qui décroche. Pas de commercial qui promet, pas de hotline anonyme, pas de numéro de ticket.
Je ne travaille ni pour ma commune, ni pour les entreprises de ma commune. J'y suis élu, et je signe leurs autorisations. Voir leurs difficultés m'a permis de concevoir ces logiciels ; les leur vendre serait une autre affaire.
Je suis seul. C'est ce qui rend possible le prix ferme et le numéro direct, mais ça veut dire que je ne prends pas tous les projets en même temps. Si votre échéance est serrée, dites-le dès le premier échange : je préfère refuser que tenir mal.
Ce que j'ai vu depuis ce bureau ne tenait pas entièrement dans un logiciel. J'en ai fait un spectacle, Au nom du maire : un récital chanté, accompagné au clavier, où je raconte les coulisses du mandat — le conseil qui s'éternise, l'arrêté signé à 23 h, l'administré qui sonne un dimanche, et ce qu'on ne met jamais dans les vœux du maire.
C'est la même matière que les logiciels, prise par l'autre bout. Sur scène, je raconte ce qui coince ; ici, j'essaie de le réparer. Si vous m'avez vu jouer, vous savez déjà comment je travaille : je pars de ce qui se passe vraiment dans une commune, pas de ce qu'on aimerait y lire.
Un récital chanté, accompagné au clavier : des chansons et des récits, joués devant des habitants comme devant des élus. Les dates et les extraits sont sur le site du spectacle.
Congrès d'élus, assemblées générales de maires, séminaires de directeurs généraux des services, journées d'accueil des nouveaux élus : la même matière, en format d'intervention. Le format s'adapte au besoin et au temps qu'on me donne — une séquence courte glissée dans un programme chargé, ou une intervention complète.
Le spectacle est en train de devenir un livre. Il est en préparation : pas de titre à annoncer, pas de date à tenir. Il sera ici quand il existera.
Deux activités, deux adresses : le spectacle et les conférences vivent sur aunomdumaire.com, les logiciels ici. Rien de tout cela ne se commande sur cette page : si c'est écrit là, c'est pour que vous sachiez d'où viennent les logiciels — et qu'une collectivité qui me programme sur scène n'achète pas un logiciel.
Ce que vous découvrez trop tard, ce qui se ressaisit trois fois, ce qui tombe quand quelqu'un est absent. Je vous dirai franchement si un logiciel est la bonne réponse.